[s] Quelle est la différence entre signer, ratifier et adhérer à une Convention de La Haye?

En signant une Convention, un Etat exprime, en principe, son intention de devenir Partie à la Convention. La signature ne préjuge en aucune manière l'éventuelle suite (ratification ou non) que donnera cet Etat.
La ratification entraîne une obligation juridique pour l'Etat ratifiant d'appliquer la Convention. Dans la terminologie de la Conférence de La Haye, la ratification est, en général, réservée aux seuls Etats membres. Font exception, notamment, la Convention du 22 décembre 1986 sur la loi applicable aux contrats de vente internationale de marchandises qui est ouverte à la signature et à la ratification de tous les Etats sans distinction, et la Convention du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale qui est ouverte à la signature et à la ratification de tous les Etats ayant participé à la Dix-septième session.
Les autres Etats désirant devenir Parties à une Convention de La Haye peuvent adhérer à celle-ci. Pour ce faire, la Convention doit être en vigueur. Cette adhésion doit, dans certains cas, être acceptée par les Etats déjà Parties à la Convention. Ce système d'acceptation varie d'une Convention à l'autre : certaines Conventions prévoient un système d'acceptation tacite (à défaut d'opposition dans un certain délai ; voir, par exemple, l'art. 58 (3) de la Convention de 1996 sur la protection des enfants), alors que d'autres exigent une acceptation expresse par les Etats parties à la Convention (voir, par exemple, l'art. 38 (4) de la Convention de 1980 sur les aspects civils de l'enlèvement d'enfants). Rappelons que la Convention du 22 décembre 1986 sur la loi applicable aux contrats de vente internationale de marchandises prévoit que tout Etat (y compris des Etats membres de la Conférence) peut adhérer à la Convention.